!…إغضب (colère…!)

Le film “Innocence of Muslim” (l’innocence des Musulmans) retraçant une piètre caricature de la vie du Prophète de l’islam, a été produit et réalisé par un cinéaste amateur, Sam Bacile, que la presse internationale et française ont annoncé comme un promoteur immobilier se déclarant « israélo-américain », d’origine californienne. Plusieurs démentis ont été faits mais les médias français tel l’AFP, le Nouvel Obs, Rue 89 et d’autres en France, continuent de le nommer tel quel. L’AFP déclare par exemple que « Sam Bacile », « s’affirmant israélien , avait assuré être l’auteur du film mardi (11 sept.sic!) dans une interview au Wall Street Journal. ».

Les protagonistes de la propagande :
Sam Bacile est un pseudonyme qui décrit l’islam comme un « cancer » et une religion de haine. Le pasteur néo-conservateur, Terry Jones participe à la réalisation. Morris Sadek est un blogueur américain, violemment islamophobe, d’origine égyptienne et Copte. D’autres extrémistes chrétiens comme « l’Association pour Jésus Christ » sont impliqués dans l’affaire. En fait on découvre au final que le film « innocence des Musulman » dont la bande annonce de 14 mn, visible sur Youtube, a été tourné en 2011 avec la collaboration d’un copte (chrétien d’Egypte) condamné en 2009 pour fraude bancaire, réalisé par l’Américain Alan Roberts, auteur de films pornos et est produit par Sam Bacile. L’autorisation de tournage a été donné par une organisation caritative chrétienne, au nom de Media for Christ « pour faire briller la lumière de Jésus » (son président est le Nassralla chrétien !). Une belle promotion arabe faite par des Coptes et par des chrétiens évangéliques anti-musulmans de droite, tel Morris Sadek, Egypto-américain et le très controversé prêtre, Terry Jones qui a déjà brûlé des exemplaires du Coran. Notons que ce dernier a été arrêté pour pédophilie en 2010 !

Ces trois ingrédients anti-musulmans ne doit tromper personne. Ajoutés à cela, l’annonce de l’israélité de Sam Bacile par les médias du monde, est de la pure désinformation. En effet, nous savons que Klein Steve, le consultant pour le film controversé et militant activiste renommé de l’intégrisme chrétien islamophobe, a déclaré que le réalisateur du film, n’est pas un israélien et que son nom est un pseudonyme. Cette propagande raciste a réussi son objectif : provoquer les plus violents d’entre  les Musulmans. Le film, raille la religion musulmane et ses adeptes, montrant le Prophète de l’islam presque nu, affalé avec ses femmes. Aïcha est physiquement décrite, en petite boulotte, laide à côté de Muhammad représenté en stupide homme, mangeant comme un sauvage et sanguinaire. Le tout, illustré dans un décors grotesque avec photos de paysages désertiques en lieu et place de l’arrière plan du film, donnent l’effet d’une bombe violente lancée en direction des Musulmans.

Terry James, un criminel protégé ?
Cette provocation minable envers 1,5 milliard de personnes dans le monde, est perpétrée pour la quatrième fois par un pasteur accusé de pédophile. Vous souvenez-vous de ce pasteur qui s’est attiré les foudres de l’opinion ? Pas pour ses méfaits de pédophilies mais pour avoir brûlé plusieurs exemplaires du Coran. Terry Jones, appelait déjà à un message fort contre l’Islam et ses musulmans, en brûlant le Coran un 11 septembre 2010. Mais il avait été arrêté juste avant, le 4 août 2010 pour « pornographie sur enfants ». Le pasteur Terry Jones avait partagé sur un site populaire du réseau Limewire des photos d’enfants nus dans les différents États d’Amérique. La brève de cette annonce avait été publiée par NBC News et a été aussitôt censurée. Elle n’est restée sur le site à peine un mois après la publication. On peut encore voir le cache donnant l’information mais le lien indique en anglais : “vous n’avez pas la permission d’accéder..” :

“You don’t have permission to access /news/2010/08/06/pastor-terry-jones-arrested-for-child-pornography/” on this server

La brève disait ceci :

“Le pasteur qui appelait à un message fort contre l’Islam et ses musulmans, en brûlant le Coran ce 11 septembre, a été arrêté le 4 août 2010 pour pornographie. Le pasteur Terry Jones a partagé sur un site populaire du réseau Limewire des photos d’enfants nus dans les différents États d’Amérique”

Le 11 septembre 2010, le pasteur avait renoncé à brûler le Coran, nous dit le Monde de cette période. Mais que s’est-il passé entre le 4 septembre, date à laquelle, je me retrouve sur le site NBC News pour retrouver la brève censurée  le 11 septembre 2010 ?

Terry Jones a déclaré, selon le Monde du 9 sept., avoir obtenu la promesse que le projet de construction d’un centre culturel islamique près de Ground Zero à News York serait déplacé. Cette information a été immédiatement démentie par les promoteurs du projet.

Il récidive son message, l’année suivant, en mars 2011. Mais cette fois, il met à exécution sa menace. C’est son assistant qui  brûle un exemplaire du Coran. L’événement est diffusé sur internet. Ces images avaient été perçues comme un affront par les Afghans du nord du pays, en provoquant la mort de 12 soldats américains.

En avril 2012, rebelote, Terry Jones brûle, pas un mais plusieurs exemplaires du Coran ainsi qu’une représentation du Prophète, pour protester contre l’emprisonnement d’un iranien converti au christianisme et devenu pasteur. Ce sont à chaque fois des actes éminemment politiques. La dernière en date, le lynchage barbare par les « révolutionnaires » libyens sur l’ambassadeur ainsi que la mort de trois de ses collègues.

Colère…!
Le film qui a provoqué cette folie coléreuse et barbare, dure deux heures et a coûté 5 millions de dollars, nécessitant l’embauche de 59 acteurs et 45 techniciens. Les acteurs affirment avoir été trompés, croyant jouer dans un film de fiction épique, et découvrant ensuite qu’un doublage avait transformé leurs répliques en propagande anti-musulmane. On se demande bien qui a pu investir autant d’argent pour un navet pareil ?

A Benghazi (fief de la révolution libyenne, sic!) et en Égypte (révolutionnaire, re-sic!), en Tunisie, au Yemen mais aussi au Soudan et à Paris ou en Indonésie, des manifestants, révoltés par le film, manifestent soit dans le calme, soit avec violence. Des drapeaux américains sont brûlés en protestation contre le film. On a mis le feu aux poudres “volontairement” pour compliquer les relations dans cette région avec les USA et surtout mettre dans l’embarra Barack Obama et empêcher sa réélection en novembre prochain.

En vingt-quatre heures, ce film a fait le tour du web provoquant, en plus des drapeaux brûlés, le lynchage de l’ambassadeur ainsi que trois des membres de l’ambassade américaine en Libye. Les photos macabres de l’ambassadeur circulent sur le web, ironie du sort ? Ceux que l’Amérique a armés et soutenus se sont retournés contre leurs bienfaiteurs. Ce pauvre homme a fini de la même manière que Mouamar Kadhafi, le dictateur et guide de la révolution libyenne.

Vous avez dit Lapidation ?? Partie 1_4

Colloque sur la Journée de la femme le 24 mars 2012 :

Partie 1_4 : https://youtu.be/SsatKmAQ1pA

Partie 2_4 : https://www.youtube.com/watch?v=ps6cD45btzQ.

Marika El Haki nous expose les invalidités de la Lapidation par le Coran et dans la Sunna. C’est une pratique barbare ante et anti-islamique. Le Prophète de l’islam n’a jamais lapidé. C’était dans les mœurs juives de lapider. Les Arabes vivant avec des Juifs, se trouvant souvent dans les clans alliés. Pour certains, à proximité des usages religieux Juifs, faisaient de même avant l’avènement de l’islam. Jésus l’abolie, la logique juridique islamique aurait dû suivre les lois des prophètes des communautés précédentes, comme celle de l’abolition de la lapidation par Jésus. D’autant que les Juifs ont aboli cette pratique barbare depuis longtemps ! Il faut l’interdire de facto afin qu’elle n’apparaisse plus dans la charia et disparaisse des mentalités de ceux qui mélangent coutumes ancestrales de crime d’honneur et religion !

DEFINITION DE TAWRA : REVOLUTION EN ARABE

Le saviez-vous ?
 
TAWRA signifie « révolution » en arabe. Ethymologie : Tara « explosé vers le haut » terme pour révoltes très ancien. Alors que le terme moderne de révolution signifie « tourner autour », celui de Tawra avait a l’époque une connotation pas spécialement violente. Tawra fut employé déjà depuis l’avènement de la dynastie Abbasside (8è s.) plus connu sous l’appellation de « Tawra ‘Abbassid ». Toutes les chroniques nombreuses en témoignent.
 
D’une façon moderne pour désigner la révolution (a la française) le terme Tawra n’a été utilisé pour la première fois qu’en 183O par le Cheich Ta’tawi. Ce dernier rend compte dans ces écrits, des « Trois glorieuses » en disant qu’il a assisté a la sédition (fitna) qui s’est faite en trois jours. Il décrit le procès de Vincennes et tout ce qui s’en suit en employant le terme Tawra.
 
4O ans après on retrouve Tawra comme l’équivalent en français de révolution en 1884 dans le dictionnaire al Boustani.

Le Jeu de la mort et « I » comme Icare

A propos de l’expérience diffusée sur France 2, l’émission de Télé-réalité du 17 mars, intitulée
« Le jeu de la mort » que je n’ai pas vu d’ailleurs mais le film,  oui ! « I » comme Icare, c’est mon film culte (à voir absolument dans les liens en bas de l’article) :

Cette expérience à l’initiative du producteur Christophe Nick n’est autre que la répétition de l’expérience scientifique faite en 1960 au USA, par le Professeur Stanley Milgram et reproduite presque à l’identique dans le film « I comme Icare » d’Henri Verneuil. Le procureur (Y. Montand) assiste à l’expérience « sur l’apprentissage de la mémoire par la douleur » où des volontaires testent les connaissances des « éleves » qui reçoivent une décharge électrique de plus en plus forte allant jusqu’à 450 volts à chaque fausse réponse, c’est à dire mortelle !!

Le professeur révèle à ce moment les objectifs de l’expérience qui consiste à mesurer le taux d’asservissement de la population face à une hiérarchie, (ici représentée par la blouse blanche du professeur). Les deux tirades célèbres du film se situent quand le professeur explique à Y.Montand (le procureur) que : « 63% des sujets sont obéissants, et acceptent totalement le principe de l’expérience et vont jusqu’à 450 volts … » Le procureur (Y. Montand) réplique avec une vérité poignante (rappelons que le film est sorti en 1979):  « …ce qui signifie que dans un pays civilisé, démocratique et libéral, les 2/3 de la population sont capables d’exécuter n’importe quel ordre provenant d’une autorité supérieure … » ! L’expérience montre qu’en 1960 au USA, 61% des personnes étaient capables de torturer un être innocent. En 1979, en France, 63% et aujourd’hui on y voit une augmentation de 20 % avec l’expérience de la télé-réalité.

Et bien on est mal barré !!! Sauve qui peut ! C’est le totalitarisme assuré !!! L’histoire se répète ! Alors je dis vigilance, vigilance ! surtout en temps de crise. Jusqu’où aller pour éviter l’anti-conformisme mal accepté dans une société qui demande une soumission aux ordres sous peine de harcèlement ou d’éviction? L’individu ordinaire participent ainsi à des actes barbares sans jamais se rebeller justifiant son absence d’auto-critique par son respect à « l’autorité ». Il reporte ainsi sa propre responsabilité sur celle-ci. Plus l’acte est publique, plus il est difficile de revenir en arrière.  Pourtant l’objection de conscience est un droit inaliénable reconnu par les droits de l’homme et qui doit être défendu universellement… sans concession !

EXTRAIT DU FILM « I » COMME ICARE part 1 :

EXTRAIT DU FILM « I » COMME ICARE part 2 :