Ceuta et Melilla : Le jeu géopolitique en 4 lignes (version « attention Sanchez »)

Le Maroc clame : “Ceuta et Melilla sont à nous !”

 Les jeunes Marocains demandent : “Super, mais on peut y aller sans visa ?”

L’Espagne répond : “Non. Retour à la maison.”

Et tout le monde est content… retour à la normal côté Ceuta…

Le Maroc n’a même pas besoin d’envoyer des chars.

Jusqu’à la prochaine vague. » 😉

Il lui suffit d’ouvrir le robinet migratoire.

Les 30 et 31  juillet 2026, 50 000 à 60 000 personnes (de jeunes Marocains) ont franchi la frontière de Ceuta en moins de 48 heures. Moins de deux jours plus tard, plus de 48 000 étaient déjà rentrées au Maroc.

C’est de la guerre hybride version soft power, élégante, efficace et beaucoup moins chère qu’un missile.

Pendant ce temps, certains anti-migrants en France tremblent déjà : « Attention, les 50 000 vont débarquer à envahir la France demain !

Fin de la polémique en un temps record les 48 000 marocains sont déjà rentrés chez eux. Mais ça n’empêche pas les vidéos angoissantes et les tweets apocalyptiques version  sur « l’invasion musulmane ».

Et pour ceux qui douteraient encore de la coopération exemplaire entre Rabat et Madrid, rappelons l’épisode de 2021 : des centaines de mineurs marocains avaient été poussés vers Ceuta… en leur faisant croire qu’ils allaient voir un match de foot avec Cristiano Ronaldo et Messi selon certains.

Petite leçon de géopolitique pour Pedro Sánchez : en 2021, l’Espagne accueille le chef du Polisario.

Conséquence inconséquente, le Maroc ouvre le robinet migratoire.

Le 20 juillet 2026, Sanchez se rend en Algérie pour un rapprochement en grande pompe.

Conséquence, dix jours plus tard, 50 000 jeunes débarquent à Ceuta. Le message est clair : jouer avec le Polisario et Alger, c’est risquer de se faire rappeler à l’ordre… par la frontière.

Cerise sur le gâteau : la Cour suprême espagnole (arrêt du 29 juin 2026) a interdit les « devoluciones en caliente » pour ceux qui arrivent à la nage, car le délit n’est pas le franchissement d’un élément de contention physique, comme la clôture. Pas de barrière physique, pas de refoulement express. Les réseaux ont fait tourner cette info en boucle, et le Maroc peut remercier la justice espagnole d’avoir donné un argument de taille à la vague suivante et pour la reconnaissance de la marocannité des deux enclaves.

Les chiffres :

Fin juillet , la traversée massive a duré environ 24 à 48 heures, commençant tôt le jeudi 30 juillet et se poursuivant le vendredi. Les retours ont été encore plus rapides. Dès le vendredi matin, on comptait déjà 25 mille retours. À treize heures, on en était à 37 500, et à 18 heures, le ministère de l’Intérieur espagnol a confirmé 48 300 retours sur les 50 000.

En mai 2021, la crise de Ceuta a duré deux à quatre jours, avec 8 000 à 12 000 personnes entrées. Les retours ont été plus lents que cette année. Environ 2 700 sont rentrés chez eux le mardi, 5 600 le jeudi, et plus de 6 600 le vendredi.