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Monument dédié aux esclaves, offert par la guadeloupe au Sénégal

Monument dédié aux esclaves, offert par la guadeloupe au Sénégal

A la veille du 160ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage, la France célèbre depuis 2006, sa commémoration nationale. Alors que dans les territoires d’Outre-mer, on la célèbre déjà depuis longtemps à des dates différentes (Martinique : le 22 mai ; Guadeloupe : le 27 ; Guyane : le 10 juin ; la Réunion: le 20 décembre et Mayotte : le 27 avril), dans l’hexagone, celle-ci, « ne se substitue pas aux autres dates qui existent déjà dans chaque département d’Outre-mer… » Hélas, essentiellement régionales.

Au risque de se voir contester ce choix par les associations de défense pour la mémoire des esclaves, c’est l’ex-Président de la République, Jaques Chirac, qui annonce que le 10 mai, est Jour de Commémoration de l’Abolition de l’Esclavage. Il justifie ce choix par l’anniversaire de l’adoption de la loi Taubira du 10 mai 2001. Cette loi- votée au parlement à l’unanimité – « rend aux millions de victimes anonymes de l’esclavage, mémoire et justice ». Une reconnaissance nationale pour «crime contre l’humanité », l’esclavage et les traites négrières.

Pourtant bien plutôt, le 23 mai 1998, une marche silencieuse à Paris, comptant 40 000 français venant des territoires d’Outre-mer, a eu lieu pour l’obtention d’une date qui aurait pu être le 23 mai « en mémoire à des millions de victimes de l’esclavage colonial ». Le comité du 23 mai 1998, regroupant un ensemble d’associations antillaises et guyanaises, militait pour cela. Son président a déclaré que « la décision du Président de la République est caractérisé anti-démocratique ». Alors que même des députés UMP et PS des Antilles, les partis communistes et socialistes soutenaient le 23 mai.

Si, comme le souhaitait Jacques Chirac, le 10 mai doit être « une mémoire véritablement partagée », permettre « la diversité française » et renforcer « la cohésion nationale », tout cela sous la même bannière, l’identité nationale.

Alors ! Pourquoi pas Une date nationale unique afin de se recueillir,  se souvenir ensemble ?  Au delà de la reconnaissance, c’est un rassemblement à l’échelle universelle qui se doit d’être commémoré aux noms de ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants que le colonialisme a déracinés, maltraités au nom du code noir légalisant le commerce d’âmes humaines, et l’abomination.  Ces siècles sombres de l’esclavage ont laissé des traces dans non entrailles inconsciemment ou consciemment.

Pour que cela n’arrive plus jamais :

Une SEULE commémoration à retenir : l’Unité d’une date !

 

Gallerie photos

L’AFFAIRE MUMIA ABU-JAMAL : COUPABLE, CONSPIRATION OU ERREUR DE JUGEMENT ?

Marika El Haki le 19 août 2008 :

La Cour d’appel fédéral américaine de Philadelphie, délibérant depuis le 17 mai 2007, à propos de « l’affaire Abu-Jamal » a enfin prononcé son verdict final, vendredi 28 mars 2009, après une attente interminable qui a duré plus de 10 mois. Mumia Abu-Jamal, célèbre journaliste afro-américain, engagé, connu pour être le plus vieux condamné à mort depuis son jugement en 1982, pour le meurtre d’un policier blanc. Les doutes qui pèsent sur sa culpabilité d’assassinat n’ont pas été levées ce 28 mars. Même si l’on peut se réjouir que l’ordonnance d’exécution par injection létale n’ait pas été prononcée et qu’il sort enfin du couloir de la mort, il n’en demeure pas moins que la révision de son procès ne lui a pas été accordée. Pire, sa culpabilité dans ce meurtre est confirmée. C’est sur un vice de procédure que sa peine de mort se voit commuée en peine à perpétuité.

Mise à jour le 11 oct. 2015

« Mumia Abu Djamal se trouve aujourd’hui entre la vie et la mort :

« Depuis le printemps, l’état de santé de Mumia s’est aggravé, d’abord avec une crise aiguë d’eczéma et de diabète, ce qui lui vaudra en mai dernier d’être hospitalisé, et enchaîné à son lit. Ainsi va la justice quand elle rime avec vengeance. Mumia a perdu 40 kilos. Les médecins ont maintenant diagnostiqué une hépatite C. Or, en Pennsylvanie, on refuse de soigner les prisonniers affectés par cette maladie. Ils sont des milliers dans le cas de Mumia Abu-Jamal. Le remède contre l’hépatite C existe… »
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