VERITABLE TSUNAMI A France INTER

C’est un véritable tsunami qui se dessine à France Inter. La voyouterie de Sarkozy déteint partout ! Cette maladie de la censure se propage comme une traînée épidémique dans tous les médias : des journalistes, des humoristes, des chroniqueurs, des journaux entiers sont mis au tapis ou virés à la moindre liberté d’expression.

C’est dire à quel point les valeurs de la République sont transformées par des soudoiements de députés comme dans l’affaire Douillet/Joly ou d’une Garde des sceaux qui abaisse l’âge minimum de l’incarcération à 12 ans. La particularité de ce gouvernement c’est le choix de la proie idéale pour faire le sale boulot. Rachida Dati ne pourra pas être taxée de raciste en remplissant les prisons de maghrébins et de noirs pour faire passer ses réformes (et s’entendre dire, après coup, par Zemmour, que c’est intrinsèquement lié aux ethnies arabes et noirs). Dans ce gouvernement, se trouve des types genre médecin sans frontière, transformé en bourreau de l’ingérence humanitaire et en pro-israéliens, des socialistes (DSK) en représentant du capitalisme et de la gouvernance mondiale de la finance, des Ministres tels celui du Travail et de la Solidarité, en personnage controversé par des conflits d’intérêts à n’en plus finir -dorénavant traditionnels dans notre belle démocratie- finissent par montrer au monde que notre gouvernement magouille avec les plus riches fortunes du pays (Béttancourt, Boloré, etc.).

On voit à quel point, la liberté d’expression des humoristes est bafouée avec les licenciements de Didier Porte et de Stéphane Guillon par Jean-Luc Hees. Leurs chroniques ne plaisent pas du haut de la monarchie. Il est évident que ces licenciements ont été commandités par le chef -Ô suprême- de Nôtre République. Pour preuve j’en reviens à la nomination de Jean-Luc Hees au poste de président de Radio France en mai 2009 par le conseil des Ministres. Sa nomination constituait la première application de la loi organique du 5 mars 2009, qui donne le plein pouvoir à l’Etat pour nommer les présidents de l’audiovisuel publique. Cela perpétue les nombreuses réformes pour restreindre toutes les libertés encore possibles avant lui. On comprend mieux pourquoi Jean-Luc Hees appelle Philippe Val à le rejoindre à France Inter au poste de Directeur de cette même radio.

Laissez-moi maintenant vous parler de Philippe Val qui répond à l’appel de Jean-Luc Hees au lendemain du procès des Caricatures de Muhammad par Charlie Hebdo. On le dit « couché sur la liste des ralliés à Sarkozy ». Pour quelqu’un qui défend la liberté d’expression, ses prises de positions islamophobes, pro-israélienne, faisant fi de l’oppression palestinienne en soutenant, par sa vindicative habituelle, les États Unis et Israël le rendant en cela complices de leurs exactions en territoires occupés. C’est encore lui qui a dit, un beau jour de 1998, que BHL est « l’Aimé Jacquet de la philosophie» (sic). C’est plutôt lui qui est à la merci de JL Hees, « le Domenech de l’équipe de France [Inter] ». Selon les dires de François Morel, « il n’en est pas loin ».

Oh, mais Val est bien le candidat rêvé à ce poste, sa principale compétence est de faire le ménage dans une des rares radios à pouvoir encore s’exprimer librement. En effet, la censure qu’il a incarnée longtemps à Charlie Hebdo, lui vaut la réputation , par ses pairs, de dictateur. Val a à son palmarès licencié bon nombre de ses salariés comme François Camé, Anne Kerloch, Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron, Mona Cholet…

Mais surtout le plus cocasse de ses licenciements, c’est celui de Siné. L’affaire révèlera que derrière les motifs avancés par Philippe Val se cachait l’affaire Clearstream. En fait Philippe Val l’accusait d’avoir tenu des propos antisémites sur Jean Sarkozy, en juillet 2008. Mais en réalité, c’est la volonté de notre -Ô vénéré- Président de la République française, par l’entremise de l’Archange déchue, Philippe Val, de taire l’affaire Clearstream. Selon les affirmations de Siné, ce fut « un prétexte pour le licencier en raison de leur désaccord concernant Denis Robert et Clearstream » (l’avocat de Charlie Hebdo, c’est l’avocat de Clearstream).

Philippe Val a publié dans le n° 714 de Charlie Hebdo une pétition pour le droit au blasphème, signée entre autres par Bernard-Henri Lévy, Salman Rushdie et Taslima Nasreen (alors pourquoi censure-t-il les libertés « blasphématoires » sur la République, n’est-on pas en laïcité ?). Ah j’oubliais dans la liste très longue des prises de position peu orthodoxes de ce Val-nu-pieds, il est farouchement opposé à l’Internet : il a fait fermer le site d’un particulier qui faisait un résumé hebdomadaire des éditions de Charlie Hebdo et a, encore dans sa ligne de conduite totalitaire, longtemps refusé que Charlie Hebdo utilise le site Web pour communiquer.

La France est tombée sur la tête ! Elle marche à contre-courant, elle favorise dorénavant la précarité, la pauvreté, le nettoyage de la racaille dans les banlieues, les arrêtés anti-mendicité et les répulsifs anti-SDF (Argenteuil), le limogeage des pourfendeurs des valeurs éthiques, déontologiques inhérentes aux divers organes de la République.

C’est le pouvoir de la rupture, farouchement opposé au vivre-ensemble du pacte social. L’exacerbation à outrance envers les musulmans : ils sont vus maintenant comme incompatibles avec les valeurs de la République.

La désillusion des clivages politiques à un moment où la crise économique est en déflagration. La dégradation du niveau de vie de la majorité de la population et l’avènement de la politique Sarkoziste (le Président de la rupture) accentue les aberrations. Tel un Alain Soral entrant dans le parti du FN et tels électeurs qui ne voient plus de différence entre une gestion de gauche et de droite. Symptôme de désaveu envers la classe politique détruisant le rôle démocratique d’opposition.

Qu’on se le dise ! A la moindre incartade des médias où des personnages politiques à la botte esclavagiste de Sarkozy, n’a plus qu’à tirer un trait à sa participation au monde des idées. Nicolas Sarkozy, en bon diable, arrive à faire graviter autour de lui tous les organes des pouvoirs. Et cet état de fait ne laisse que peu de mouvements aux bâillonnés des médias.

Révoltez-vous ! Citoyens.

Marika El Haki

DOMENECH REFUSE DE SALUER L’ENTRAINEUR BRESILIEN

LA VERITE SUR SON REFUS

« Il n’est pas aimé en France et je pense qu’il y a suffisamment de raisons pour cela »

Ces déclarations proviennent de l’entraîneur de l’Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, consterné par le refus de Raymond Domenech de lui serrer la main.

Dans le ridicule, on ne peut faire mieux ! Domenech finit en beauté ou « s’en va comme un prince » du Mondial 2010 en refusant de saluer l’entraîneur de l’équipe gagnante (sic!). Si l’équipe de France a perdu c’est à cause de lui et lui seul. On est loin du caractère de bonté d’Aimé Jacquet, homme simple, il réussit le défit inespéré de propulser l’équipe « black, blanc, beur » au plus haut de toute sa carrière (je me souvient encore, j’avais participé à la production « les bleus dans les yeux » quand j’étais au Studio Canal+) personne n’y croyait.

Depuis Domenech, l’équipe va de défaite en défaite. Rappelez-vous le Mondiale 2006, l’équipe perd la coupe du Monde par un coup de tête de Zidane sur le thorax de Materazzi, Domenech était l’entraîneur. Y’a comme un malaise depuis qu’il est à la tête de l’équipe de France. Dans ce Mondial, par exemple, pour ne parler que de celui là, on a eu affaire à des joueurs qui refusent de s’entraîner, à des insultes et doigt d’honneur… Soit il canalise mal son équipe, soit il porte la chkoumoun, soit il est très mauvais coach. Dans tous les cas son éviction aurait dû être de mise avant l’éviction d’Anelka ! Comme si la France n’avait pas été assez ridiculisée par une équipe de joueurs qu’on a traité de tous les noms « immatures »,  » pourris » « mauvais » et je passe la presse sur-médiatisée au sujet des « passes » que se payaient certains joueurs à coup de sommes faramineuses pour les beaux seins d’une P*** (interdit au – de 16 ans). Les Footballers sont passés de l’espoir de toute une jeunesse à des joueurs prévaricateurs !

L’équipe de France sort battue et dépitée, s’en est fini du Mondial. Ne reste que l’amertume pour ces millions de Français qui reviennent brutalement à leur dure réalité que le Mondial pouvait faire oublier pour un temps. Domenech et son orgueil resteront la risée du monde après son ultime geste pitoyable relégué par tous les médias du monde et que je traduit ici, pour vous, ce qu’en dit la presse brésilienne recueillant les déclarations de l’entraîneur de l’équipe vainqueur, celui justement ignoré par Domenech :

« 

Tout d’abord, Parreira arrive avec le bras tendu et main ouverte. Domenech fait mine de s’éloigner. Le Brésilien retient le Français par l’épaule et l’attire vers lui (voir photos). Domenech commence alors à faire des gestes avec sa main. Le dialogue entre eux est impossible.

« Je l’ai salué pour lui rendre hommage par gentillesse et correction, nous travaillons dans le football, nous sommes sous pression et je savais qu’il ne sera plus l’entraîneur français. Mais il a refusé. Il a dit quelque chose, mais je ne comprenait pas. Il parle d’une manière très imparfaite en anglais. Il a dit que j’aurais offensé son équipe. Mais je ne me souviens de rien, je n’ai jamais parlé de l’équipe de France en des termes agressifs bien au contraire, j’ai toujours parler d’eux d’une façon louable » explique le Brésilien, surpris par la réaction de Domenech. Parreira ajoute : c’est après dans les vestiaires qu’un assistant son, une personne beaucoup plus polie et douce, m’a expliqué que, avant la Coupe du Monde, lors de la sélection française, je lui aurais dit que la France ne mérite pas d’être dans le Mondial. Mais je ne me souviens pas avoir dit ça ». L’entraîneur brésilien conclue : « Ce fut une triste réalité. Il n’est pas aimé en France et je pense qu’il y a suffisamment de raisons pour cela »

Marika El Haki

Traduction du portugais des propos recueillis par le  journal brésilien en ligne,  uol.com.br :

http://copadomundo.uol.com.br/2010/ultimas-noticias/2010/06/22/domenech-se-recusa-a-cumprimentar-parreira-apos-a-partida.jhtm

GRECE : COMPTABILITE OCCULTE OU SORCELLERIE FINANCIERE : A QUI PROFITE LA CRISE

En échange de son soutien à un mécanisme d’aide envers la Grèce, Angela Merkel, la » femme la plus puissante du monde » (classement Forbes) a réussi à imposer ses conditions au sommet de Bruxelle du 26 mars. Elle avait posé trois conditions : un rôle central pour le FMI, pas de déclenchement du mécanisme tant que la Grèce parvient à se refinancer sur les marchés et la réécriture des règles européennes. Pour comprendre la raison de ces conditions drastiques que Merkel impose à la Grèce, il faut revenir à une rétrospection salutaire.

Tout le monde sait maintenant que derrière la faillite de la Grèce l’ombre diabolique de la banque américaine, Goldman Sachs, l’une des plus puissantes au monde, plane au-dessus d’elle.

Chronologie d’une faillite grecque et le bourbier dans lequel, Goldman Sachs la précipitée :

2000-2001 : Inéligible à la création de l’euro en 1999, la Grèce  cherche à tout prix (et c’est le cas de le dire) à magouiller ses finances pour pouvoir entrer dans le cercle très fermé des pays adoptant l’euro.  En 2001, juste avant l’admission de le Grèce dans l’union monétaire européenne, Goldman Sachs aide le gouvernement à emprunter des milliards. Cet accord, occulté aux yeux du public en le déclarant comme une opération de change et non comme un emprunt, permit à Athènes de satisfaire les règles de déficit de l’Europe tout en continuant à dépenser au-delà de ses moyens. La Grèce, grâce à cette                    « entourloupe » finit par remplir les critères de Maastricht en 2001, et fait donc partie des pays de lancement de la monnaie fiduciaire en 2002.

Les instruments développés par Goldman Sachs, JP Morgan Chase, et toute une série d’autres banques ont permis aux responsables politiques de la Grèce, d’Italie et peut-être d’autres pays encore de masquer ces emprunts.  Certaines des opérations grecques portaient le nom de personnages de la mythologie grecque  tels qu’Ariane et  Eole. Eole, baptisé comme le dieu des vents, est un contrat qui permis à l’Etat de réduire le montant de sa dette en 2001. En recevant des fonds immédiatement, elle s’est engagée à reverser à Goldman Sachs  les recettes futures des taxes d’aéroport. En 2001, les revenus tirés de la loterie nationale  avaient été hypothéqués par un même type de « comptabilité créatrice » similaire, baptisé Ariane. Le gouvernement avait alors comptabilisé ces opérations comme transaction ventes, et non comme emprunts. En camouflant ainsi les dettes grecques, la banque de Wall Street aurait encaissé 300 millions d’euros de commissions pour le montage de ces produits dérivés.  « Ces produits dérivés sont très utiles », commente Gustavo Piga, un professeur d’économie qui a rédigé un rapport sur la transaction italienne pour le Council on Foreign Relations.  » Mais ils deviennent néfastes s’ils servent à maquiller les comptes. »

Le New York Times du 13 février publie ceci :  » Tout comme dans la crise américaine des subprimes et l’implosion d’AIG, les dérivés financiers ont joué un rôle dans la fuite en avant de la dette grecque. Les instruments développés par Goldman Sachs, JP Morgan Chase et bien d’autres banques ont permis aux politiciens de masquer de nouveaux emprunts en Grèce, en Italie, et sans doute ailleurs. »

Goldman Sachs fait aussi partie de ceux qui ont spéculé contre la Grèce et contre l’Euro en pariant sur la faillite financière de la Grèce.  Goldman Sachs et le fonds spéculatif dirigé par John Paulson seraient les deux principaux acteurs des attaques contre la Grèce et l’euro. Ils gagnent des fortunes avec leurs conseils de « bankster », parce qu’ils connaissent mieux que quiconque la fragilité dans laquelle ils ont mis leur client, gagnent à nouveau des fortunes en spéculant sur leurs pertes.

La Grèce doit au reste du monde 300 milliards de dollars, les grandes banques sont coincées par une bonne partie de cette dette. Une défaillance aurait des répercussions dans le monde entier. Le 11 février, Spiegel Online exprime sa crainte : « une faillite de la Grèce pourrait causer la ruine de tout le système de l’euro ». Rudophe Hickel, spécialiste de gauche des questions financières, insiste sur le fait que toute l’agitation à propos de la Grèce a été provoquée volontairement par ceux qui spéculent sur les monnaies,  » car les bénéficiaires d’une éventuelle faillite de l’Etat sont avant tout ceux qui spéculent en Bourse sur les monnaies ».

Dans les Échos du 17 fevrier, on y lit que Simon Johnson, l’ancien « chief economist » du FMI, souhaite que la Commission européenne enquête sur les agissements de Goldman Sachs. Mais Goldman Sachs est si puissante qu’elle est partout comme une pieuvre avec ses hommes de mains tels  Henry Paulson, ancien président de la banque Goldman Sachs, secrétaire au Trésor sous G.W.Bush. Mark Patterson, lobbyste de Goldman Sachs, devenu chef de cabinet de Timothy Geithner, actuel secrétaire au Trésor de Barack Obama. Après la Grèce, l’Espagne et l’Italie, le Portugal, l’Island et l’Irland seront dans la ligne de mire des spéculateurs.

On comprend donc aisément pourquoi il est si difficile de punir les responsables de cette crise économique sans précédent… Qui paiera alors ?  Ben… les contribuables pardi !

Marika El Haki

Source : Der Spiegel, NY Times, Schweizer Wochenzeitung (WOZ), les Echos, Focus, Réseau Voltaire
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Réponse à Jean QUATREMER, du 24 mars 2010 sur Angela Merkel

Les agissements spéculatifs des banques ou plutôt « bankster » rendent l’euro plus fragile que les prises de position d’Angela Merkel. Je ne suis pas économiste, mais je crois être capable de voir ce qui ne tourne pas rond dans ce que je lis dans la presse et tout particulièrement à propos du papier de Jean Quatremer.

Ce n’est pas de l’irrationnel que de réfléchir pour trouver des solutions dans l’objectif de se protéger d’une faillite générale de toute l’Europe. Par là même ce n’est pas de « l’irresponsabilité de la part de la chancelière Allemande » que de défendre l’opinion publique allemande. Depuis longtemps le peuple Allemand (habitué à un haut standing de vie) fait des sacrifices (avec la réunification de la RDA et depuis l’euro) en payant les dures réformes que le gouvernement allemand leur impose. Ils sont donc en droit d’imposer des sanctions en cas de dérives des autres pays membres de la zone euro qui « magouillent » avec les Banques et les cabinets d’audit (style Ernest & Young) qui valident les comptes « pourris » des banques pour paraître présentables. C’est eux les vrais responsables de cette crise financière.

Je suis en revanche d’accord que « Le but étant d’afficher la solidarité de l’Europe » histoire que les marchés ne cèdent pas à la panique en refusant à la Grèce les 15 milliards d’euros qu’elle a cruellement besoin d’emprunter dans les semaines à venir, seule possibilité pour refinancer sa dette. Si les marchés cèdent à la peur, la Grèce serait techniquement en cessation de paiement et s’en suivrait pour la zone euro l’hécatombe. Merkel a simplement reflété l’opinion publique allemande qui souhaitait « exclure la Grèce de la zone Euro ». Elle a choisi la position de soutenir la Grèce mais à ses conditions. L’accord sur lequel les 16 membres sont tombés est d’abord « un renforcement qui passera par un mécanisme de sanctions et de contraintes plus dissuasives que celles prévues par le Pacte de stabilité. Par exemple, une suspension des droits de vote au Conseil des ministres ». Cela poussera les Etats européens à ne pas vivre au dessus de leur moyen avec un contrôle plus strict pour les « tricheurs ». C’est la « gouvernance européenne » des puissants sur le plus faible. L’implication du FMI va apporter une expertise pour ce genre de situation et proposera au gouvernement grec des « prêts bonifiés » à 1/3 soit (mais c’est mieux que rien). Il n’y a pas le choix, le FMI prendra le contrôle de la Grèce ainsi que pour les autres qui auront le même sort (cela n’arrangera les affaire de Sarkozy pour 2012, DSK étant son principal adversaire sic).

Dans mon article, je voulais attirer l’attention par l’exemple de la Grèce sur les utilisations des swaps qui ont causé les spéculations en précipitant sa chute et provoqueront celle des autres pays : les « PIGS » en jargon financier : Portugal (dénoté par Fitch à « AA » le 24 mars, pays en faillite et  prochain sur la liste), Ireland, Greece, Spain, sont les quatre « cochons noirs » de l’Europe. Ces quatre pays ont en commun le trop plein de déficits budgétaires, ils se sont jetés dans des dettes extérieures trop lourdes. Leur irresponsabilité risque fortement de mettre en péril toute l’Europe à une mort certaine. Alors oui ! » Nous sommes interdépendants et il faut savoir gérer cela avec le sens des responsabilités », c’est donc justement avec responsabilité qu’Angela Merkel a tenté de gérer cette crise au cœur de l’Europe en pointant la Grèce du doigt et en donnant un exemple pour les autres « tricheurs».

Que reproche-t-on à l’Allemagne ? Que grâce à ses exportations, l’Allemagne a pris le devant de tous les pays ? Et à cause de sa productivité extraordinaire, tous les flux monétaires du commerce international vont vers l’Allemagne et pas vers les autres pays ? On ne peut pas reprocher à un pays d’être bon ! En effet l’Allemagne exporte beaucoup et consomme peu chez eux. Christine Lagarde dans l’interview du Financial Time du 14 mars leur demande d’exporter moins…et de payer plus ! Cela a été un tollé dans la presse allemande. Je me demande pourquoi on attaque si durement l’Allemagne ?

En conclusion, je crois foncièrement qu’Angela Merkel va au-delà du « clientélisme » électoral. La Rhénanie-du-Nord – Westphalie est le Land (dont la Ruhr) le plus peuplé (23%), le poids le plus puissant d’Allemagne (22% du PIB) et se situe même en tête de l’Europe. Elle est donc tiraillée entre rassurer ses électeurs et rester solidaire avec la zone euro. Rien de plus normal en soi ! Pour ne pas me répéter je finirais par dire que les propos de ce Quatremer(*) sont inacceptables !

J’ai honte en tant que française de lire ce type de torchon ! Et je demande à nos amis Allemands de nous excuser pour les critiques injustes lancées contre eux !

(*) lien de l’article de Jean Quatremer :

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/03/angela-merkel-la-dame-de-plomb-.html